Articles Tagués ‘Pellicule’
Choisir entre photographie de rue et scanner à la maison

Kodak TMAX -400
J’ai recommencé à photographier en couleur. Je viens de recevoir les développements. Je suis particulièrement déçu de mon travail. Les négatifs sont mal exposés et n’ont pas bien digéré le trop plein de lumière que je leur ai infligé. J’ai passé une après-midi à essayer d’obtenir des images propres et des couleurs réalistes. J’ai beau tenter toutes les astuces de numérisation et de corrections Photoshop, rien n’y fait. Mon travail est merdique. J’abandonne.
Ce n’est pas la peine de m’acharner sur ces négatifs impossibles à numériser et tenter vainement de rattraper mes erreurs. Il vaut mieux passer à autre chose. Je critique la photo numérique et ses post-traitements lourds et fastidieux, je ne fais pas mieux avec mes scans de négatifs. Au lieu de passer un temps fou enfermé, je ferais mieux de sortir prendre des photos de rue en noir et blanc. Ça me calmera. Avec une Kodak TMAX ou une TRI-X, au moins je ne risque pas de me tromper à la prise de vue, quoique…
Photos en vrac sur pellicule

Kodak TRI-X 400 - 50 mm
Il faut que je me presse de finir cette satanée pellicule, quitte à photographier le premier inconnu qui passe. J’aimerais pouvoir la développer au plus vite. Il y a sur cette pellicule noir et blanc les photos de la Flandre Belge prises le weekend dernier. Une de mes connaissances m’avait demandé de photographier cette région à proximité de Bruges. Il aimerait décorer son intérieur avec quelques tirages d’art de ces paysages flamands pittoresques. J’avais carte blanche, seule condition : il devait y avoir au moins une photo du canal de Damme en noir et blanc.

Du coup, je vais certainement griller les six dernières vues avec des scènes de vie près de chez moi, histoire d’en finir au plus vite. La photo de rue, c’est rapide et simple à réaliser et on peut la pratiquer partout.
En fait, j’aurais pu m’arranger pour terminer la pellicule sur place quitte à me répéter. Parfois il est préférable d’assurer son travail en multipliant les prises de vues, en modifiant le cadrage ou en choisissant des expositions différentes. J’essaie d’économiser les négatifs mais pour quelques vues, ce n’est peut-être pas un bon calcul. Si les images ne sont pas à la hauteur de mes attentes, je serai obligé d’y retourner.
Aussi, sur le plan pratique, je devrais m’imposer un seul sujet par pellicule. C’est agaçant de devoir chercher une image en particulier juste pour un scan ou un tirage. Le classement et l’annotation des négatifs en seraient facilités. Mais bon, ce ne sera pas la première fois que je mélangerai des photographies prises à des endroits et des périodes différentes. Heureusement, une fois scannées et enregistrées sur les disques durs, je peux classer les photos par thème, date et lieux. Les mots clés m’aideront à faire une sélection rapide, si besoin est.


Je n’avais encore jamais répondu à une demande de ce genre. Prendre des photos de beaux paysages pour quelqu’un n’est pas pour me déplaire même si le risque est de présenter une production qui ne corresponde pas aux attentes du client. Avec cette personne, je ne prends pas beaucoup de risques. Je sais qu’elle n’est pas difficile, qu’elle n’exige pas une œuvre d’art, juste des photos noir et blanc à encadrer d’une belle région. Mais je tiens absolument à ce que les images soient parfaites avant de les lui proposer sur papier Fine Art.

Il faut absolument que je termine cette pellicule rapidement. Au moins, je serai fixé sur la qualité des photos. De toute manière, si les photos du canal de Damme étaient décevantes, je recommencerai mon travail sans délai. En attendant, je vais aller voir ce qui se passe dans ma petite ville et du côté du port de plaisance, je devrais pouvoir réaliser facilement six photos. Enfin, je crois.
Je ne suis pas un street photographer

Pellicule Kodak Ultra
En photographie argentique couleur, je ne respecte pas les codes de la photographie de rue.
Je fais abstraction des passants et je me laisse guider par la couleur.
Photographie d’intérieur : pellicule argentique couleur

Hunterian Art gallery – Glasgow – Fuji Superia 200
blog photo argentique – numérisation négatif couleur – scanner film – reflex argentique Canon EOS 30
Des photographies noir et blanc tous les jours de l’année

Pellicule Rollei Retro 100
Si j’en avais les moyens, je ferais de la photographie noir et blanc argentique tous les jours de l’année.
Je n’éprouve pas le besoin de photographier en couleur actuellement. Je n’ai pas de sujet qui puisse mériter la couleur, pas de spectacle de danse en prévision, pas de photo de couples ou de jeunes mariés dans mon agenda, ni de voyage en vue. Le noir et blanc argentique me convient pour ce que je vois en ce moment. Cependant, je suis obligé de me freiner dans ma consommation de pellicules argentiques. Je ne roule pas sur l’or. Même si mon seul loisir se résume à la photographie, j’ai un budget mensuel très restreint. Alors aujourd’hui, je suis contraint de sélectionner mes sujets et de réfléchir à deux fois avant de déclencher. C’est quand même frustrant. Il y a tellement de choses à imprimer sur pellicule, surtout en noir et blanc.
La rue n’est pas le seul sujet que j’aime traiter en noir et blanc. J’ai aussi un faible pour le portrait et les paysages en noir et blanc. Si c’était possible, je photographierais tout ce qui m’attire visuellement, chaque jour de l’année. Une pellicule noir et blanc coûte moins de 5 euros à l’unité. Je ne fume pas, je n’achète aucun gadget et je n’ai pas investi un seul centime dans le numérique depuis des années. Je pourrais aussi bien photographier de petits sujets sans prétention au jour le jour. Je prendrais des photos argentiques comme on pratique le snapshot en numérique. Du noir et blanc, j’en ferais ma consommation personnelle journalière. Je ne devrais pas me plaindre, il paraît que la frustration nourrit la créativité.
Pêle mêle argentique couleur

Le tramway de Wambrechies - Leica Minilux
Les photos argentiques présentées ici ont été prises à des périodes différentes, avec des appareils différents. C’est véritablement un pêle-mêle argentique que je vous propose. Comme je reçois de temps en temps des mails de lecteurs désirant voir plus d’exemples de photos argentiques en couleur, j’ai pris le temps de choisir un panel à peu près représentatif des images que l’on peut obtenir avec un boîtier argentique et les quelques marques de pellicules que j’ai eu la chance d’utiliser toutes ces années.
Si vous avez des questions quant à la photo argentique de manière générale, n’hésitez pas à me contacter. Je réponds à tous les mails, enfin pour l’instant, dans la mesure où le blog Histoires de Photos ne reçoit pas trop de visites et de questions. Et si vous souhaitez apprendre la photo sur le terrain, dans la région de Lille, je vous proposerai une formation d’une demi-journée à prix d’ami.
Kodak Ektar 347

Olympus Mju II
Pendant combien de temps encore allons nous pouvoir pratiquer la photo argentique ?
Il y a quelques années, je m’étais déjà posé la question, quand le numérique avait pris le pas sur l’argentique. En 2004, un an après l’achat de mon premier reflex numérique, je prévoyais déjà de me séparer de mon matériel argentique. Au fil des années, j’ai été maintes et maintes fois rassuré par les magazines tels que Réponses Photo qui annonçaient la sortie de nouveaux appareils photo argentique. Il y a eu notamment des appareils télémétriques comme le Bessa R3A, ou récemment un Fuji moyen format. Des nouveautés qui m’ont fait penser que peut être on pouvait encore espérer travailler avec de la pellicule pendant encore quelques années.
Puis, la Kodak Ektar 100 est apparue. La pellicule était annoncée comme le négatif ayant le grain le plus fin du monde. Que pouvais-je espérer de mieux, moi qui scanne tous mes négatifs ? J’étais conforté dans l’idée que la photo argentique allait perdurer. Même si elle ne s’adresse qu’à une niche de passionnés ou de photographes refusant de passer a tout numérique, la photo argentique devait encore montrer de beaux restes. L’engouement des jeunes pour les Holga, Lomo, m’ont aussi rassurés. Ces appareils à la connotation fun et branchée promettaient un bel avenir au monde du grain d’argent.
Malheureusement, c’était sans compter l’implacable réalité du monde financier actuel et de la concurrence. La société Kodak risque de disparaître et ses mythiques négatifs avec. J’ai du mal à imaginer que l’on ne trouvera plus de Kodak TRI-X, TMAX ou Ektar. Le grain si particulier de la TRi-X, les nuances de gris, tout ce qui fait la beauté d’une photo noir et blanc, on ne les retrouvera plus. Ou alors, il faudra attendre encore quelques années de progrès du côté du traitement numérique pour voir enfin une belle palette de gris.
Quant à la pellicule couleur que j’affectionne particulièrement, la Kodak Ektar, je peux encore m’en passer, même si parfois j’aimerais bien obtenir les mêmes densités de couleurs avec le réflex numérique. Ce qui est génial avec la photo argentique, c’est cette capacité à restituer des couleurs chaleureuses et bien denses sans passer par une suite de logiciels. J’ai pris cette photo à Lille, un dimanche matin en été. Je n’ai pas eu besoin d’un appareil ultra performant et cher pour avoir ces couleurs, puisque tout est déjà dans la pellicule elle même. L’appareil utilisé, c’est un simple compact argentique Olympus Mju II, sans paramètre à régler. Je cadre, je tire, c’est tout. Inutile de se compliquer la tête.
Si Kodak meurt, je pourrais me rabattre sur les pellicules Ilford et Fuji éventuellement, mais je perdrai ce qui m’a fait vibrer pendant tant d’années. Peut-on s’attendre au miracle ? Aujourd’hui, je ne suis sûr de rien.
Ha oui, j’oubliais, l’appareil photo en question, le Mju II, il ne coûte pas plus de 40 euros sur le marché de l’occasion.
Street photography la nuit en argentique : les illuminations de Noël

J’adore les photographies prises la nuit quand la ville est illuminée pour les fêtes de Noël.
Giuseppe, un ami du club photo, m’a rapporté une pellicule photo périmée, une Fuji X-Tra 400. Je savais tout de suite à quelle occasion je pourrai l’utiliser. Photographier des scènes de vie au coeur du Vieux Lille, c’était une évidence pour moi. La street photography, j’aime l’écrire en noir et blanc mais les teintes chaleureuses des illuminations de Noël se traduisent bien sur pellicule argentique.
Alors, pendant une heure, j’ai parcouru les rues et les ruelles de Lille à la recherche d’images joyeuses. Je n’emporte pas de trépied quand je photographie dans les rues, même la nuit. Je préfère être libre et de toute manière, je dois pouvoir déclencher de façon instinctive. Le flash n’est d’aucune utilité dans ce genre d’images. Et tant pis si je dois descendre à des vitesses très lentes.
Le choix d’une pellicule pour la photo argentique

On m’interroge régulièrement pour savoir quelle pellicule photo utiliser quand on débute en argentique.
J’ai toujours du mal à préconiser un film plutôt qu’un autre. C’est avant tout une histoire de goût. Il faut tester plusieurs types de films avant de se faire une idée. Rien ne vous empêche de goûter à un film puis un autre. En passant du restaurant italien à la cuisine chinoise vous verrez bien ce qui vous plaît le plus. Je mettrai pour l’instant de côté les diapositives. Ces films sont délicats à utiliser. Pour débuter, orientez-vous vers les négatifs.
La photographie argentique aujourd’hui

Paysage de bord de mer - Bretagne - Reflex Canon et pellicule Kodak Gold 200
Cette semaine, mon coiffeur m’a demandé si on pouvait encore se procurer de la pellicule argentique.
Non seulement on peut toujours acheter des films argentiques mais une niche de passionnés s’agrandit de jour en jour. Il était étonné quand je lui ai expliqué que les jeunes reprennent le flambeau de l’argentique et qu’ils maîtrisent rapidement les techniques de prises de vue à l’ancienne. Par contre, les thèmes ont changé par rapport à ce que l’on voyait auparavant. Avant, les photographes amateurs se contentaient du portrait posé, des photos de paysages et des photos de famille pendant les grands événements tels que les mariages, baptêmes etc. Aujourd’hui la photo est plus débridée et en argentique les jeunes laissent libre cours à leur imagination. Ils montrent leur mode de vie, parfois intime, leurs centres d intérêts, des objets personnels, tout cela avec du film négatif aux couleurs passées.
Finalement, je les trouve très créatifs ces jeunes qui affichent leur images au sel d’argent sur Flickr et Tumblr. Moi, à leur âge, je ne voyais que les beaux paysages exposés par les photographes du National Geographic.
La photographie en noir et blanc n’est pas un genre

Pellicule Ilford HP5
La photographie en noir et blanc n’est pas un genre, encore moins un effet de mode qui s’en va et qui revient selon les faiseurs de tendances. C’est une écriture à part entière au même titre que la photographie couleur. C’est tout simplement un langage différent. Le noir et blanc est toujours présent dans l’esprit de beaucoup de photographes passionnés, adeptes de l’argentique ou du numérique.
La réalité a beau être en couleur, vous ne pouvez pas être insensible au noir et blanc.
Quelle pellicule couleur choisir pour la photo de paysage ?

Cap Blanc-Nez - Négatif couleur Kodak Ektar 100
Une question vient d’être envoyée au blog Histoires de photos : “Quel négatif couleur me conseillez-vous pour photographier les paysages ?” J’ai eu envie de répondre dans la foulée.
Je suis un fervent défenseur de la photographie argentique. Ceux qui suivent le blog en savent quelque chose. Des pellicules remplissent continuellement le frigo. Je me balade plus souvent avec un reflex argentique. Mais en ce qui concerne la photographie de paysages sur trépied, j’ai abandonné la pellicule couleur au profit du numérique. En noir et blanc, c’est différent, je préfère de loin travailler en argentique. J’ai une véritable passion pour les superbes nuances de gris des négatifs Ilford et Kodak.
Il y a dix ans, j’aurais conseillé sans conteste la diapositive à la place d’un négatif couleur. Ces films que l’on appelle aussi inversibles délivrent une image plus fine et des couleurs hautement saturées. La Velvia était la reine des diapos dans la catégorie photographie de paysage. Aujourd’hui, c’est délicat de préconiser le film inversible, vu les prix excessifs d’une seule bobine, sans parler du développement. Et c’est bien dommage.
Mais si vous voulez absolument photographier les paysages de bord de mer avec de la “pelloche”, je suggérerais la Kodak Ektar 100. C’est une pellicule au grain extrêmement fin qui garantit de jolies couleurs. Personnellement, je l’apprécie pour les portraits, en photographie de rue ou quand je recherche un style coloriste.
Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes concernant la mythique entreprise américaine. Qui sait combien de temps encore, Kodak pourra fournir les passionnés de photographie en produits argentiques ? Alors, dépêchez-vous.
Photos de mariage en noir et blanc









Photographe de mariage spécialiste du noir et blanc – Béthune – Wambrechies – Marquette – Bondues – Marcq – Quesnoy
Scanner vos diapositives et négatifs en haute définition

Scan 4800 Dpi - Kodak Gold
Je vous propose un nouveau service : la numérisation de vos pellicules photos, négatifs et diapositives, en haute définition.
Vous pouvez me confier la numérisation d’une seule image ou plusieurs. Les films sont manipulés avec soin. Chaque image est scannée en haute définition, à 4800 Dpi. Vous pourrez ainsi commander des tirages photos grands formats, d’excellente qualité. J’accepte le format 135 mm, le plus classique, les films moyens formats et APS. Les films inversibles (diapos) peuvent être envoyés avec ou sans cache. Je numérise aussi vos négatifs noir et blanc, anciens ou récents.
Des photos vintage qui me rappellent mon enfance
Je n’ai quasiment pas de photos de mon enfance, ni de mon adolescence. C’est un comble pour un photographe. Mais que voulez-vous, ne dit-on pas : ” c’est le cordonnier, le plus mal chaussé ” ?
Je fouille mes propres archives à la recherche de vieilles photos couleur. Je retrouve des images que j’avais enregistré sur négatifs : des photos de vacances, de famille et beaucoup d’inconnus, mais aucune trace de ma jeunesse. Je tombe sur des photos numérisées il y a quelques années. Elles ne sont pas très anciennes mais elles semblent avoir pris un coup de vieux. Le côté vintage de ces images est dû à la pellicule utilisée. Je travaillais beaucoup avec des négatifs amateur auparavant : la Kodak Gold et la Fuji Superia.













