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Balade du dimanche : noir et blanc argentique et bonne exposition

Pellicule Rollei Retro 100
On me demande souvent comment je procède pour obtenir un noir et blanc bien dense.
En argentique, l’adage veut que l’on expose pour les ombres. Si vous débutez en noir et blanc argentique, évitez autant que possible la sous-exposition. Orientez votre objectif vers le bas afin d’éviter les trop fortes lumières provenant du ciel. Si vous ne savez pas trop comment faire, une route goudronnée peut vous servir à mesurer votre exposition. Mieux vaut un négatif trop clair que trop sombre. Sinon, le bon vieux truc reste encore une mesure centrale sur la main. Vous obtiendrez un gris moyen qui sera facile à exploiter sous l’agrandisseur.
Si, au début, vous ne vous sentez pas à l’aise avec le noir et blanc argentique, commencez par des scènes peu contrastées. Évitez les zones d’ombres et de lumières où le contraste est fort. Préférez l’éclairage doux et indirect. La mesure de la lumière sera plus facile.
Le dosage des nuances de gris ne s’arrête pas à la prise de vue et l’image noir et blanc n’est pas définitive une fois imprimée sur la pellicule. Chacun peut apporter une interprétation personnelle. Après analyse du négatif et avant de scanner, je place le point blanc et le point noir moi même afin d’obtenir une large gamme de gris. Et c’est dans Photoshop que j’accentue les contrastes en jouant avant les niveaux et les courbes. Je travaille rarement zone par zone.
Ici, avec de telles conditions de lumières je ne risquais pas de faire de bêtises. L’écart de luminosité entre le ciel et le sol était relativement faible. Je pouvais donc faire confiance à la mesure multi-zones du reflex pour évaluer la lumière. J’ai seulement sous exposé très légèrement parce que je préfère les ambiances sombres et des noirs intenses, mais c’est un choix personnel. Je ne respecte pas toujours les règles.
5 conseils pour bien exposer en noir et blanc

Ilford HP5
1. Le noir et blanc n’est pas aussi souple à exposer qu’on le croit. On peut se permettre quelques approximations dans le feu de l’action, mais il faut savoir qu’on le paiera après . Vous devrez passer par un important travail de maquillage. Surtout en sous-exposition. Il vaut mieux tirer un négatif surexposé qu’un négatif sous-exposé.
Deux méthodes pour photographier la nuit
Bien évidemment, cet article ne s’adresse pas à vous les experts, les baroudeurs, les mordus. Ce sont des basiques, des évidences pour vous. Je pense à ceux qui débutent à peine et qui aimeraient aller plus loin avec leur réflex numérique. Lire la suite »
Ombres et pénombre, un thème pour club photo
Je me suis tout de même décidé à intégrer un club photo, non pas pour apprendre les techniques photographiques, mais pour échanger des idées et des points de vue avec d’autres photographes.
Ce sera l’occasion de partager ici, sur le blog Histoires de Photos, cette expérience au sein d’un club photo. Mais ce n’est pas le but de cet article aujourd’hui.
Un adulte dans un landau

Dans un précédent billet, je vous avais parlé de ma maladresse avec cette pellicule noir et blanc exposée accidentellement deux fois.
Ce sont des choses qui arrivent. Mais bon sang, pas deux fois !! J’ai l’air de quoi maintenant ?
Quand j’ai découvert les développements de mes dernières pellicules noir et blanc, j’étais catastrophé. Un des négatifs avait été exposé deux fois. Une pellicule Ilford que j’avais emmenée pour une petite rando sur la côte belge. La petite balade ne m’avait rien apporté d’intéressant en terme de sujets photos jusqu’à ce que j’aperçoive un objet qui peut paraître insolite sur une plage déserte en plein automne. Lire la suite »
Une pellicule photo exposée accidentellement deux fois

Pellicule exposée une fois avec un reflex Canon puis une fois dans un compact argentique
La pellicule photo en question est une Ilford HP5 oubliée 3 ans dans une boîte à chaussures.
La pellicule noir et blanc avait pris ses fonctions dans un boîtier Canon EOS 30V et un tiers de sa bobine avait été entamé quand le photographe décida de la remplacer par une pellicule couleur. Ne lui demandez pas les raisons de ce limogeage, le photographe ne s’en souvient pas.
La pellicule photo peut être rembobinée en laissant l’amorce sortie pour pouvoir la réinsérer par la suite dans le même reflex. C’est une fonction que Canon a installé sur ses reflex experts et elle est bien pratique quand on souhaite changer de type d’émulsion en cours de route. Lire la suite »
Photographies de silhouettes
Réussir des photographies de silhouettes au petit matin n’est pas très compliqué.
Pour réaliser cette photo prise au petit matin avant une petite marche, je n’ai pas eu besoin de recourir à Photoshop.
D’ailleurs la photo est sans correction aucune. J’ai tout simplement pris la mesure de la lumière sur l’horizon dans la partie orangée du ciel. Ce qui a pour effet de plonger le premier plan et mon modèle dans le noir.
Sinon pour faire plus simple, il suffit d’ouvrir la fenêtre et mesurer la lumière du dehors en prenant gare de ne pas inclure le soleil, puis de reproduire les mêmes valeurs ( vitesse et ouverture ) quand vous replacez votre sujet en ombre chinoise.
D’autres photos de silhouettes.
Voilà.
Je vous souhaite une bonne soirée.
Comment mesurer la lumière en portrait ?

Pellicule photo : Fuji sensia 100 - CANON EOS 3 - 85 mm F1.8
Voici une technique pour bien mesurer la lumière en portrait.
Comme à chaque fois dans mes billets, quand j’aborde un aspect technique de la photo, je le fais simplement, enfin j’essaie. Mon but n’est pas de donner un cours magistral sur toutes les techniques existantes. Je survole le sujet juste pour donner des pistes aux débutants, pour donner envie d’aller un peu plus loin que le tout automatique.
Pour réaliser le portrait de cette jeune fille, j’ai préféré employer l’objectif fixe idéal : le 85 mm.
Le 85 mm est un petit téléobjectif formidable pour le portrait. Il permet d’isoler une personne, une partie du visage. En numérique comme en argentique, les qualités optiques sont excellentes. Les détails sont bien contrastés. Les flous sont magnifiques. Lire la suite »
Surexposez vos négatifs

Pellicule Kodak Elte Color surexposée
Pour réussir vos photos, je vous propose la surexposition.
Surexposer votre Kodak Gold, ou Fuji Superia, c’est une bonne méthode pour réussir vos photos.
Par exemple, si vous aimez la Fuji Superia X-Tra 400, réglez manuellement les ISO de votre reflex argentique sur 200. Pourquoi ? Tout simplement parce que les négatifs couleurs sont conçus pour encaisser les erreurs d’exposition et surtout en surexposition.
Le grain va alors disparaître. Vous allez gagner en contraste et faciliter la numérisation de votre négatif.
Dans cet exemple, j’ai utilisé la Kodak Elite Color 400. La photo a été prise en fin de journée et les couleurs incandescentes du soleil me plaisaient beaucoup. Mon EOS 3 était réglé sur 200 ISO.
A contrario faites attention à ne pas trop sous exposer.
Oups. J’ai voilé mon fichier raw…

Le fameux château des Highlands en Ecosse.
Non, il ne s’agit pas d’un néologisme lié au monde numérique. C’est une boutade, bien sûr.
Voilà encore un problème qui a disparu avec le numérique. Je suis en Ecosse, pendant ma semaine découverte des Highlands. Je suis en contemplation devant ce monument si célèbre et si souvent photographié : le château d’Eilean Donnan. Je ne dois pas me tromper.
Je prends mon temps, j’observe, je réflechis. Comment éviter cette mauvaise lumière qui plombe ce majestueux édifice ? Et surtout, faire attention au cadrage et à la profondeur de champs. Tous ces petits détails techniques qu’il faut checker avant déclenchement. Puis le soleil disparaît sous les nuages offrant un bon équilibre. Je pense tenir une carte postale sympa, j’appuie sur le déclencheur.
Heureux d’avoir fait mon travail de photographe expert, je range le matériel dans le sac à dos, et je reprends la route. Arrivé au village suivant, PATATRA. Catastrophe, j’ai ouvert le couvercle du boîtier pensant avoir rembobiné la pellicule. Je referme aussitôt. Mais trop tard, le mal est fait. Une bonne partie de la bobine est brûlée par la lumière.
Résolu, je décide de refaire les images au retour, mais je n’aurai jamais la même lumière.
Le numérique a aussi cet avantage, par rapport à l’argentique. Mais vous me direz, personne n’est à l’abris d’un effacement involontaire d’un fichier ou d’une carte mémoire défaillante. Rassurez-moi, cela vous est arrivé aussi ?















